Select

Radulovic fête le Vin…

 

Hier soir pour célebrer la fête du vin, Bordeaux recevait l’immense Nemaja Radulovic…

Après une première partie (un duo bordelais) qui a semblé plutôt plaire (perso, j’ai trouvé ça vraiment moyen) l’orchestre bordelais s’installe.

Moment très tragico/comique, reflétant bien le comportement élitiste du petit bourgeois bordelais:

Les percus arrivent et s’installent en silence, suivent les cuivres et les bois, toujours en silence; puis les cordes font leurs entrée, et là, acclamation d’une grosse partie du public…..

Je prefère en rire.

Le concert commence par une danse de De Falla et là, mauvaise surprise, la quantité impressionnante de micros sur scène et les immenses bananes du système line-array ne sont que du tape à l’oeil pusique la sonorisation est plate, sans profondeur, les cordes sont vites noyées sous des cuivres à l’égalisation douteuse…

Bon OK je suis toujours exigeant et intransigeant sur la qualité sonore mais là, cela semble géner plus d’une personne dans le public.

On a l’impression d’écouter la numérisation d’un enregistrement de Furtwängler…

Heureusement, l’oreille humaine s’adapte, ou plutôt s’habitue, à la médiocrité et la qualité de jeu de l’orchestre sait masquer la faiblesse de la sonorisation.

Après ce premier morceau, et annoncé par le chef Kwamé Ryan en personne, le virtuose Radulovic entre en scène fidèle à lui même (pantalon de cuir, et cheveux aux vents…)

 

Lui non plus n’est pas gâté par la sonorisation, bien que ses aigues ressortent clairs et brillants, les graves sont nasillards et les médiums absents (tout ceci par rapport au spectre du violon bien sûr).

Cela n’entâche en rien sa virtuosité et la perfomance est bluffante…

Petit message personnel à tous mes amis et collègues: non je ne peux pas vous enregister un truc dans le style de Radulovic pour votre prochaine compo, ces gens là ne sont pas humains, et jouer comme lui reviendrait pour un fumnambule à travesrer le grand canyon à cloche pied en jonglant de la main droite et en sirotant un mojito de la main gauche.

(par contre je suis tout à fait capable de siroter un mojito de la main gauche)

Le concert s’est terminé sur des tubes classiques et populaires (Boléro de Ravel, un Paso doble et la cucaracha) invitant le public à finir la soirée dans la bonne humeur.

J’aurai juste aimé voir un peu plus Radulovic (seulement présent sur trois morceaux) et que le son soit à la hauteur du talent des musiciens.